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Discoveryland : un présent où le futur se conjugue au passé

Écrit par sur 2 mai 2021

A Disneyland Paris, plusieurs royaumes assez différents se cotoient. Une petite ville du milieu du 19e siècle à Main Street USA. Les classiques Disney et les contes de fées à Fantasyland. La ruée vers l’or à Frontierland. L’aventure et l’exotisme à Adventureland. Mais le land le plus particulier du Parc est Discoveryland, comme nous allons vous le raconter dans cet article.

discoveryland disneyland paris


Inspiration et conception

Lorsque le tout premier Disneyland ouvre en 1955 à Anaheim (Etats-Unis), il se compose des 5 lands qu’on retrouve à Disneyland Paris. Mis à part un : Tomorrowland. Celui-ci se base sur le futur et la conquête spatiale. Le problème que rencontre ce land est qu’il est rapidement démodé. Il a donc besoin sans cesse de rénovations pour correspondre à la vision actuelle du futur. Dans le parc parisien, les Imagineers avaient l’occasion d’expérimenter une nouvelle solution, solution qu’ils baptisèrent « Discoveryland ».

Ils décidèrent de rassembler différentes visions de l’avenir à Discoveryland : celles de Jules Verne, H.G. Wells, Leonard de Vinci, Georges Lucas et même celle de Walt Disney. Ces visions ont permis de créer un lieu hors du temps. Un lieu qui réunit de nombreuses versions du futur. Tout en évoquant chez les visiteurs le sentiment d’un passé dans lequel ils se sentiraient à l’aise.


Ouverture

A l’ouverture d’Euro Disneyland, en 1992, Discoveryland n’est pas encore totalement complet mais compte déjà 5 attractions et un restaurant.
Dans les attractions présentes, il y a Orbitron, référence à Léonard de Vinci. On retrouve aussi Autopia, ce parcours en auto rendant hommage à Walt Disney. Il y a bien sûr Star Tours. Rénové en 2017 dans une version 2.0, il fait un beau clin d’oeil à Georges Lucas et l’univers de Star Wars. Sans oublier Cinémagique avec Captain E.O, d’abord remplacé par « Chérie j’ai rétréci le public » et ensuite devenu le Discoveryland Theater.

Mais il y en avait une très particulière : le Visionarium. Intrigués par l’idée de voyage dans le temps et par le 360°, ils décident donc d’associer les 2. Ce concept va donner vie à 2 personnages. Ceux-ci vont accompagner les visiteurs dans leur voyage : Timekeeper, le robot-présentateur, et Nine-Eye, une caméra dotée de 9 yeux. L’attraction nous emmène donc à travers le temps et différents évènements comme l’Exposition Universelle de Paris. Malheureusement, au fil du temps, l’attraction vieillit mal et ferme définitivement ses portes le 5 septembre 2004.

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« Buzz Lightyear Laser Blast » remplacera l’attraction en 2006. A la sortie de l’attraction, en longeant la boutique « Constellations », vous pourrez retrouver une vitrine. Elle rappelle le Visionarium et n’a jamais été changée, comme figée dans le temps.


Space Mountain

Comme tout concept qui prend forme chez Walt Disney Imagineering, celui de Space Mountain va évoluer jusqu’à donner naissance à l’impressionnante attraction que nous connaissons aujourd’hui.
Il faut savoir que Space Mountain est une attraction qui existe également dans les parcs américains et japonais. Elle possède un design très aéré avec un dôme blanc et présente un voyage dans l’espace à travers un parcours de montagnes russes.

Le projet de Disneyland Paris, « Discovery Mountain », est bien différent. Celui-ci se compose, dans l’esprit des Imagineers, d’une montagne de 100 mètres de diamètre renfermant une attraction à sensations fortes (inspirée du roman « De la Terre à la lune »), un lagon qui aurait compris le Nautilus et un restaurant marin (inspiré du roman 20 000 lieues sous les mers »), une attraction de type chute libre (inspirée du roman « Voyage au centre de la Terre ») et un dark ride qui aurait donné aux visiteurs une vision du futur. Il avait même été prévu que Discovery Mountain soit relié au « Vidéopolis Theater » grâce à 2 passerelles.

Les débuts difficiles de Euro Disneyland font évoluer le projet, revu à la baisse. Du projet de départ, il ne fut gardé que l’attraction à sensations fortes inspirée du roman de Jules Verne ainsi que le Nautilus du Capitaine Nemo. Si le dernier a ouvert en 1994 sous le nom de « Les mystères du Nautilus », Space Mountain n’a ouvert ses portes qu’en 1995. Pour l’anecdote, le nom de Discovery Mountain ne changea qu’à la dernière minute en « Space Mountain : De la Terre à la lune ». Ce qui explique pourquoi on peut encore retrouver les initiales DM à certains endroits de l’attraction.

L’attraction a rencontré un immense succès et a permis au Parc de souffler un peu. Ce fut d’ailleurs la dernière vraie nouveauté du Parc Disneyland. En 2005, l’attraction ferme pour donner vie à une nouvelle version : « Space Mountain : Mission 2 ». Puis, en 2017, à l’occasion de la Saison de la Force, l’attraction est modifiée en « Hyperspace Mountain » sur le thème de Star Wars. Si cette version « temporaire » mais toujours présente à l’heure actuelle.

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Et aujourd’hui ?

Si Discoveryland possède toujours la plupart de ses attractions d’origine, il a également connu de nombreux changements, comme en témoigne le Discoveryland Theater qui voit défiler les films et spectacles. A l’heure actuelle, on y retrouve Orbitron, Autopia, Star Tours 2 : L’aventure continue, Buzz Lightyear Laser Blast, Discoveryland Theater, Hyperspace Mountain et Les mystères du Nautilus.

Ce land est sûrement le moins compris des visiteurs, tant son concept peut sembler complexe. Et pourtant, quand on le comprend, on ne peut être qu’impressionné par ses nombreux détails.
Discoveryland a eu le mérite d’innover et de voir plus loin. Il a su inspirer et donner de nouvelles idées aux Tomorrowland américains. Et même s’il n’a pas toujours évolué en bien, il continue de nous transporter dans un lieu hors du temps.

Et Jules Verne disait : « Tout ce qui est dans la limite du possible doit être et sera accompli ». Mais il n’aurait sans doute jamais pu imaginer que ses romans puissent autant inspirer et donner vie à de telles créations. De cette manière, il vit pour toujours à Discoveryland.


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