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Disney, Disneyland et les trains du bonheur – 2ème partie

Écrit par sur 27 mai 2021

Après avoir découvert les différents trains du Disneyland Railroad, il est temps de monter à bord !  Nous vous proposons une promenade.  En route pour un itinéraire autour du Parc Disneyland… De Main Street Station à Discoveryland… Destination première … Le Grand Canyon Diorama et Frontierland Depot.

trains disney disneyland

Attention au départ !

Point de départ de notre voyage, voici donc Main Street Station. Et c’est là bien plus qu’une gare… Un véritable portail entre le réel et l’imaginaire.

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Pour le réel, le style architectural clairement victorien annonçe l’élégance de Main Street, U.S.A.  Elle est d’ailleurs en parfaite harmonie avec celle du Plaza Gardens situé à l’autre extrémité de la rue.  Il faut dire que le restaurant voit son histoire intimement liée au développement du chemin de fer. À cela s’ajoutent ces escaliers couverts en métal.  Ils sont directement inspirés des voies d’accès aux trains surélevés de New York construits à la fin du 19e siècle.

L’imaginaire est, lui, emprunté aux autres Parcs Disney… Pour mieux construire toutefois l’histoire particulière de Disneyland Paris.  La structure de la gare, encadrant le train de part et d’autre, est une évocation de l’attraction « it’s a small world ». 

A Disneyland Resort Californie, Disneyland Railroad passe en effet entre la tour de l’horloge et le bâtiment principal.  Ce détail se retrouve également à Disneyland Paris d’ailleurs.  Mais ce n’est pas la seule référence.  La station s’inspire aussi de la gare du Monorail située à l’intérieur du Disney’s Contemporary Resort de Walt Disney World Resort, en Floride.

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En point de départ du périple, Main Street Station est bien une voie royale pour découvrir les différentes destinations du Parc Disneyland… Affiches et vitraux à l’effigie des différents Lands sont autant d’invitations au voyage… Un avant-goût des expériences qui attendent les voyageurs. Ces références ont été inspirées à Eddie Sotto par les saisissantes peintures du restaurant Le Train Bleu, situé Gare de Lyon.  Ces peintures représentent, en effet, les différentes étapes du voyage qui attendait les passagers du Paris-Lyon-Marseille à la Belle Époque.

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 Sur la piste des pionniers

Le voyage démarre… À peine quelques instants après, nous pénétrons dans le tunnel abritant le Grand Canyon Diorama.  Il assure la transition entre Main Street, U.S.A. et Frontierland. Ce vaste panorama de près de 80 mètres de long présente différents aspects de ce site spectaculaire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Une faune de plus de 40 animaux… Une flore particulière … des vestiges d’habitations troglodytiques des anciens Amérindiens… Ces trésors se découvrent à nos yeux tandis qu’un orage et un arc-en-ciel viennent parachever le réalisme de chaque détail.

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Deux sources d’inspiration ont permis sa construction … Grand Canyon, un court-métrage Disney oscarisé en 1958… Et le diorama construit la même année à Disneyland Resort.  Pour ce faire, les Imagineers du projet pour Disneyland Paris, menés par Jeff Burke, se sont replongés dans les plans originaux du modèle américain.  Ils se sont également rendus sur place pour en visiter ses coulisses. Pour l’ambiance sonore, ils ont également repris la musique commune au film et à l’attraction… Grand Canyon Suite du compositeur américain Ferde Grofé … Plus précisément le segment « On the trail », interprété par le Symphonie-Orchester Graunke, futur Orchestre Symphonique de Munich.  Voilà un orchestre fidèle à Disney : il avait aussi enregistré la musique du segment « Pierre et le Loup » de La Boîte à Musique, en 1946.

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À toute vapeur !

Décoiffant que de longer ces paysages à couper le souffle de Rivers of the Far West.  Nous voilà arrivés à Frontierland Depot. Comme son nom l’indique, l’arrêt de Frontierland n’est pas une gare à proprement parler. Il s’agit bien d’un dépôt !  Les trains peuvent s’y arrêter et se ravitailler en carburant et en eau… Regardez donc son château d’eau d’une contenance de plus de 7 000 litres… Voilà de quoi fournir de la vapeur pour trois tours de Parc !

Frontierland Depot se situe opportunément aux abords de Cottonwood Creek Ranch.  À l’époque de la construction, en 1865, sa situation permettait de faciliter les déplacements de troupeaux… Directement de l’étable aux wagons à bestiaux.  Aujourd’hui, le Disneyland Railroad ne transporte plus que des passagers.  Mais l’ancien Critter Corral et la grange du Cowboy Cookout Barbecue, visibles par-delà la gare, nous rappellent sa fonction première.

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Frontierland Depot est le fruit de la collaboration de l’architecte Ahmad Jafari et du designer Pat Burke.  Il est une reconstitution presque exacte de la toute première gare de Frontierland à Disneyland Resort en Californie.  Voilà donc une manière de faire revivre ce lieu historique, transformée en 1966 pour l’ouverture de New Orleans Square.

Tout comme son équivalent californien, notre dépôt est également relié au télégraphe.  Et en passant devant le bureau du contrôleur, on peut toujours entendre en morse les premiers mots que prononça Walt Disney lors de son discours inaugural pour l’ouverture de Disneyland, le 17 juillet 1955… « To all who come to this happy place, welcome ! » Tout un symbole !

Mais il est temps de reprendre la route…  Direction Discoveryland en passant par Adventureland et Fantasyland !

Au cœur de la jungle

Traversons maintenant la jungle luxuriante d’Adventureland, juste derrière Indiana Jones et le Temple du Péril.  Pour recréer cet environnement exotique, les Imagineers ont travaillé en étroite collaboration avec Bill Evans.  Ce jardinier avait conçu l’ensemble des paysages de Disneyland Resort pour Walt Disney. Ensemble, ils ont reconstitué ces paysages de jungle tropicale humide… Une végétation proche de celle de l’Inde mystérieuse grâce, notamment, à des bambous de variétés et de tailles différentes.

A nouveau, un tunnel nous plonge dans l’obscurité.  Celui-ci surplombe Pirates of the Caribbean, au niveau de la grotte secrète qui conduit au trésor.  L’Imagineer Chris Tietz a voulu cette position privilégiée.  Elle permet aux voyageurs du Disneyland Railroad d’avoir un aperçu de la séquence sans être vus des visiteurs de l’attraction.  Un petit regard cers Barbossa et Captain Jack … en toute discrétion ! Seuls quelques squelettes placés au niveau du train seront les témoins de leur passage.

Jamais en retard !

Dès la sortie du tunnel, c’est un autre monde qui nous attend.  Nous voici en vue de Fantasyland Station, dominée par son élégante horloge, dans l’esprit des gares d’antan. Son architecture d’inspiration victorienne nous rappelle que nous nous trouvons juste derrière le théâtre de Meet Mickey Mouse. 

C’est, en effet, la partie britannique du Land, entre Toad Hall Restaurant et Alice’s Curious Labyrinth. Toutefois, ses teintes rosées, ses proportions et ses courbes lui apportent une touche de fantaisie digne d’un dessin-animé… C’est un fait … Nous sommes bien à Fantasyland !

A peine arrivés, il est déjà temps de repartir.  Profitons alors de cette vue unique sur le Land, entre The Old Mill d’un côté et Le Pays des Contes de Fées de l’autre.  Nous arrivons alors à « It’s a small world » où le train passe juste derrière la tour de l’horloge.

Violà l’occasion d’approcher au plus près l’extraordinaire façade de l’attraction.  Inspirée de celle créée par l’Imagineer de légende Mary Blair pour la version originale de Disneyland Resort, il est unique d’en apprécier les nombreux détails et décorations.

Au royaume des visionnaires

Pour les visiteurs venant de Discoveryland, l’accès à Discoveryland Station se fait via un portail.  Richement ouvragé, il est flanqué de deux colonnes surmontées de globes métalliques dorés.  Elles ne sont pas sans rappeler la sphère armillaire qui trône à l’entrée du Land.

Une rampe permet d’accéder à la plateforme de la gare.  On peut alors admirer une vue imprenable sur le Land…Notamment sur l’impressionnant X-Wing qui surplombe le Starport.

Tandis que nous démarrons, une musique résonne… Ce n’est autre que celle du Visionarium, l’une des attractions emblématiques de Discoveryland de 1992 à 2004.  Interprétée par le prestigieux Sinfonia of London, elle est l’œuvre du compositeur de Chérie, J’ai Rétréci le Public, Bruce Broughton. Son orchestration grandiose reprend celle des grands classiques de la musique de film.  Voilà de quoi donner à l’esprit de découverte une dimension intemporelle.

Sur d’autres voies…

Il est temps maintenant de retourner à Main Street Station. Notre voyage à bord du Disneyland Railroad s’achève.  Mais les passionnés du rail n’en sont pas encore à leur terminus. Disneyland Paris possède en effet de nombreux autres trains… Commençons par Big Thunder Mountain, qui dévale à toute vitesse les pentes de la fameuse mine de Thunder Mesa. À Indiana Jones et le Temple du Péril, c’est un incroyable réseau ferroviaire qui serpente à travers les ruines.  Construit par le Pr. Arnold, éminent collègue du Dr. Jones, il facilite l’extraction du précieux matériel archéologique du site. Et n’oublions pas non plus Casey Jr. – Le Petit Train du Cirque.  Le Disneyland Railroad ne manque pas de le saluer d’un coup de sifflet lors de son passage à Fantasyland.  Et que dire des fameux « trains-fusées » d’Hyperspace Mountain.  Les nombreux détails décoratifs – engrenages, soleil et étoiles – rappellent ceux de la Columbiad… Même la déesse Diane, représentée sur les harnais, est du voyage !

Et les plus observateurs se souviendront enfin du train volant.   Il apparaissait au tout début du film d’introduction de l’attraction Armageddon : Les Effets Spéciaux (2002-2019) au Parc Walt Disney Studios. Il s’agissait en fait d’un extrait du film Le Voyage à Travers l’Impossible de George Méliès.  Celui-ci s’était librement inspiré de la pièce homonyme de Jules Verne.  Et le design rappellait celui des machines volantes d’Albert Robida, l’artiste qui a inspiré les affiches rétro-futuristes de Discovery Arcade.

Des voies ferrées aux voies célestes, il n’y a qu’un pas !


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