fbpx
Current track

Title

Artist

Background

It’s a small world : un air qu’on oublie pas !

Ecrit par le 26 juin 2020

S’il existe bien une musique identifiable entre mille, il s’agit bien de celle de It’s a Small World. Quelle est son origine ?

it's a small world musique

Au bout du Pôle Nord ou sur l’Equateur… Il y a un Jean qui rit, il y a un Jean qui pleure… Du soleil de midi au soleil de minuit… On a tous la même vie… Car le monde est tout petit… Devant le ciel on se dit… Que nous sommes des fourmis… Le monde est petit…

Les paris sont ouverts … Impossible de lire ces paroles sans chantonner l’air entêtant de cette chanson.  Car si on songe aux chansons des attractions Disney, la petite mélodie de « it’s a small world » nous vient immédiatement à l’esprit.  Et une fois qu’on l’a entendue… difficile de s’en défaire.  Mais d’où vient la magie de ce thème … enivrant ?

it's a small world musique

Un air… de famille

Pour l’écriture de cette chanson dédiée à la fraternité entre les peuples du monde entier, Walt Disney a fait appel à un duo d’auteurs-compositeurs… Des frères que la grâce de la musique a touchés. 

Robert et Richard Sherman sont les héritiers d’une longue tradition musicale internationale. Leur grand-père, Samuel, avait en effet quitté la Russie pour l’Autriche-Hongrie en 1903.  Il est alors devenu maître de concert et premier violon de la cour de l’Empereur François-Joseph.  Plus tard, il émigre aux Etats-Unis.  C’est là que son fils, Albert, pianiste autodidacte, sera l’une des grandes figures de la Tin Pan Alley de New York.  L’endroit est un véritable vivier de compositeurs de chansons américains.  A leur tour, Robert et Richard reprendront le flambeau et deviendront les légendes Disney que l’on sait.

Walt les appréciait.  Il aimait particulièrement leur capacité à parler de choses sérieuses de manière simple et légère.  C’est pour cela qu’il leur confiera l’un de ses projets les plus emblématiques, Mary Poppins en 1964.

it's a small world musique

Un sentiment d’harmonie

1964 c’est aussi l’année de la Foire Internationale de New York.  Pour l’occasion les Studios Disney ont conçu plusieurs pavillons.  La création de « it’s a small world (after all) » sera un coup de chance.

Initialement, les frères Sherman devaient écrire une seule musique… celle du Carousel of Progress.  Dans un autre pavillon, tout le monde s’affaire quand surgit un problème.  Dans le projet d’origine de ce pavillon baptisé Children of the World, des poupées représentant des enfants du monde entier doivent chanter chacune son hymne national.   On aurait pu le prévoir …  Au lieu de susciter un sentiment d’harmonie, tous ces airs différents joués en même temps créent une véritable cacophonie.  Pour sauver l’idée, Walt fait alors appel aux frères Sherman.  Sur le plateau n°2, il leur montre la maquette de l’attraction et leur demande de créer une chanson.  Le cahier des charges ?  Elle doit être très simple, une même mélodie qui pourrait être reprise par toutes les poupées, chacune dans sa langue maternelle.   Pour expliquer son souhait, il emploie certains mots…  « small world »… « after all » .  Ces paroles résonnent alors dans la tête des musiciens …comme un titre de chanson…

La solution la plus simple….

Les frères Sherman n’hésitent pas à relever le défi.  Ils s’attèlent immédiatement à la tâche avec dans la tête les paroles de Walt.  « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une sorte de rondeau, à la manière de ‘Row, row, row your boat’ ».  Ils imaginent dès lors une mélodie en deux parties, assez simples pour qu’on puisse les superposer sous la forme d’un contrepoint.  A la fois unité et diversité, voilà qui symbolisait ainsi parfaitement l’esprit de l’attraction.

Mais les deux frères ne sont pas satisfaits, cette mélodie leur paraît trop simple.  Ils prennent alors la décision de composer deux autres chansons, plus complexes.  Leur décision de dernière minute est de présenter au papa de Mickey… Un travail sans relâche pendant deux semaines … pour, finalement, revenir à leur première intention.  Elle remportera immédiatement l’adhésion de Walt.

Accelerando …

Pourtant, si les notes que vous entendez dans l’attraction sont exactement les mêmes que celles présentées par les Sherman, le style s’avère assez différent.  Il s’agit d’une ballade lente et délicate, une « prière pour la paix ».  Mais Walt a une autre idée en tête. Il demande alors aux musiciens d’accélérer le tempo, et de changer de langue. Les deux frères ne connaissant que l’anglais, ils improvisent des langues imaginaires et font rire tout l’auditoire.  Tout le monde est ainsi définitivement gagné à cette cause. Au final, leur chanson aura un tel succès qu’elle donnera également son nom au pavillon lui-même.

Le concert des nations

Pour la version originale de l’attraction, le musicien Bobby Hammack créera pas moins de 29 orchestrations internationales du fameux thème, chanté en six langues.

Pour la version de Disneyland Paris, le compositeur John Debney qui apporta l’ambiance musicale du  Livre de la Jungle en 2016,  composera un tout nouvel arrangement.  La version, très symphonique, est interprétée par les 60 musiciens du London Chamber Orchestra. Il y ajoutera des instruments typiques des pays traversés, de la cornemuse pour l’Ecosse au marimba pour l’Amérique latine, en passant par le sitar indien et les tambours japonais. Les chœurs chantent quant à eux en anglais, français, espagnol, allemand, italien, danois, portugais, arabe et hébreux et certains d’entre eux ont même été enregistrés par des enfants dans leur pays d’origine.

it's a small world musique

John Debney imaginait-il produire cette adaptation, lui qui avait l’habitude de venir écouter les frères Sherman, alors qu’il n’était encore qu’un bambin.  Son père, Lou Debney, était l’un producteur Disney.  Un enfant qui écoute des mélodies naissantes… Un adulte arrange l’une des plus célèbres chansons de ses idoles … On se dit que, vrai


Commentaires

Laisser un commentaire