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La musique de Mickey et le Magicien : LET THE MAGIC SHINE !

Écrit par sur 15 février 2021

La musique est indissociable de l’univers Disney.  Penchons-nous donc sur le spectacle Mickey et le magicien, incontournable du Parc Walt Disney Studios… Et surtout sur la bande originale qui est un ingrédient essentiel de la magie.

Le spectacle

En juillet 2016, un grand magicien a pris ses quartiers au cœur des Walt Disney Studios.  C’est dans le Studios 3, plus connu sous les nom d’Animagique Theater, du nom du précédent spectacle qu’il a élu domicile.

Il n’en fallait pas plus pour que Mickey lui propose de nettoyer l’atelier de fond en comble… Lui qui rêve de devenir magicien !  Vous devinez la suite … La célèbre souris veut s’essayer à la magie.  Oui mais voilà… Tout ne se passe pas comme prévu !  Voilà que les objets s’animent. Et en les réveillant, notre héros va rencontrer de grands « magiciens » du monde Disney.

La musique au service de la magie

Le spectacle est grandiose, servi par une ambiance musicale d’exception.  Il faut dire que les créateurs du spectacle ont vu les choses en grand. On retrouve, bien sûr, nombre de classiques … « Bibbidi Bobbidi Boo », « Circle of life », « Let it go », « Je suis ton meilleur ami »… Ils ont tous été réorchestrés pour correspondre à l’univers du spectacle.

Cerise sur le gâteau … Ils ont même créé une nouvelle chanson.  « Let the Magic Shine » est cet hymne qui nous rappelle que la magie est en nous… Et nous avons tous le pouvoir de la partager avec ceux que l’on aime.

Une chanson qui cartonne

Il y a des réactions qui ne trompent pas. « Dès que j’ai entendu les premières notes de Mickey et le Magicien, j’ai ressenti des frissons parcourir mon corps, se souvient l’InsidEar Virginie (Ninie) Revelle. Au bout de 30 secondes seulement, l’émotion était déjà là. »

« Cette musique est tellement émotionnelle, ajoute Liz Read (Fairy Godmother sur You Tube et Instagram), qu’elle me fait pleurer à chaque fois ».

Mais qu’est-ce qui rend la musique de Mickey et le Magicien aussi… magique ?

Un peu de magie et de poussière de fée

Mickey et le Magicien, c’est donc une histoire originale, créée en juillet 2016 tout spécialement pour Disneyland Paris.  Le spectacle nous ramène aux sources de la magie Disney.  Une fois le rideau levé, nous voici transportés dans le Paris du début du 19ème siècle.  Et dans l’atelier mystérieux d’un grand Magicien, un jeune apprenti va se laisser emporter par sa soif d’apprendre la magie.  Cet assistant désobéissant n’est autre que … Mickey !

Mais que sa maladresse est bénie !  Nous voilà transportés dans les univers les plus magiques des films Disney… De Cendrillon à La Reine des Neiges, en passant par La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion.   Chaque rencontre est l’occasion d’un enseignement… Et il trouvera le secret de la vraie magie, celle qui réside en chacun de nous… Celle que l’on trouve dans l’univers de Disney.

C’est donc un véritable voyage initiatique que parcourt Mickey dans cet atelier.  Et la musique y joue un rôle crucial.  Comme l’explique Niels, du site Capturing Disney Parks, la bande-originale de Mickey et le Magicien « présente des chansons connues de tous tirés de nos films Disney favoris, mais revisitées dans l’esprit des comédies musicales de Broadway. »

L’artisan de cette somptueuse partition n’est autre que Joel McNeely, connu notamment pour ses musiques de Peter Pan 2 : Retour au Pays Imaginaire (2002), de la série des Clochette, ou encore du spectacle nocturne Disney Dreams! (2012).

Pour le compositeur, le projet a débuté lors des séances de travail rassemblant l’ensemble des créateurs du spectacle, parmi lesquels la chorégraphe Tatiana Seguin, qui n’a pu s’empêcher de danser dès qu’elle a entendu ses premières propositions musicales.

Chansons éternelles

La danse est au cœur du spectacle.  Pour illustrer chaque tableau, le compositeur a donc imaginé de nouveaux arrangements particulièrement entraînants des airs classiques de Disney.

Ainsi, « Bibbidi-Bobbidi-Boo » est devenu une marche festive, digne d’une opérette de Jacques Offenbach.  Et « Tendre Rêve » a pris des accents de valse à la Johann Strauss.  « C’est La Fête » débute par un clin d’œil à la France à travers l’accordéon.  Puis l’air se transforme en une véritable musique digne des spectacles de cirque .  L’orchestration rappelle tantôt L’Entrée des Gladiateurs de Julius Fucik, tantôt les musiques que Nino Rota écrivit pour La Strada ou encore Huit et Demi de Federico Fellini.

L’arrangement de « L’Histoire de la Vie » et de « Busa » puise ses racines dans le classique animé de 1994, bien sûr.  Il se réfère aussi à la comédie musicale, en jouant abondamment sur les percussions et la flûte ethnique.

Et pour « Je suis ton meilleur ami », extrait d’Aladdin, les créateurs du spectacle ont choisi un numéro de claquettes chorégraphié par James Doubtfire.  En fait, pour cette séquence, Alan Menken avait composé une musique originle en hommage à Cab Calloway et Fats Waller.  Et se référer à ces deux légendes du jazz conduisit à un morceau qui se prête naturellement à ce type de danse.  On l’avait déjà expérimenté avec Stormy Weather en 1943 ou dans Living In a Big Way en 1935.  Partant de là, Joel McNeely imagine un arrangement survolté.  Il y ajoute une touche « jungle », reconnaissable à son jeu typique sur les toms basses de la batterie.

Une seule scène ne contient pas de numéro dansé.  Voilà pourquoi le compositeur est donc resté proche de la mythique orchestration de « Libérée, Délivrée », cette chanson écrite par Dave Metzger.

Pour magnifier toutes ces couleurs orchestrales, il fallait bien des musiciens d’exception. Pour cela, la bande-son du spectacle a été enregistrée par la fine fleur des musiciens anglais, dans les célèbres studios d’Abbey Road à Londres.

Comme une étincelle…

On l’a compris, le travail sur la musique des différentes scénettes fut gigantesque … Mais cela ne s’arrêta pas à revisiter les classiques Disney.  Comme l’explique encore Niels, « le spectacle possède son propre thème musical qui unit à la perfection les différentes scènes. »

Ce thème, c’est celui de la chanson « Let the Magic Shine », une chanson écrite par Brendan Milburn et Valerie Vigoda.  Ce duo avait déjà écrit plusieurs titres pour la franchise Clochette.  Ils avaient aussi participé à l’écriture de « Vive la vie », la chanson de La Célébration Halloween de Mickey.

Le travail d’arrangement fut confié à Scott Erickson.  On lui doit de nombreux titres pour Disneyland Paris.  Ainsi, il avait également participé en son temps à l’écriture de « Vive la vie ». Pour « Let the Magic Shine », il a imaginé un grand crescendo.  Cette ascension part de sonorités douces et scintillantes pour arriver progressivement à un ensemble riche et festif qui explose avec les cuivres et percussions pop… Pour conclure le spectacle tout en beauté.

La version finalisée, elle a ensuite été confiée à Joel McNeely.  Il va alors utiliser ce thème comme fil rouge tout au long du spectacle, en le transformant au gré de l’histoire. On l’entend pour la première fois au tout début, sous la forme d’une ballade chantée, tandis que Clochette explore l’atelier du Magicien. Puis il apparaît instrumentalement dans les différentes séquences dialoguées.  C’est alors, soit une ritournelle en notes piquées soit un « underscoring » qui accompagne au plus près dialogues et mise en scène… un peu comme dans un film, avant le grand final.

Des numéros chantés au thème principal, la musique de Mickey et le Magicien est un véritable travail d’orfèvre. Les milles et une couleurs apportées par les arrangements sont autant d’ingrédients qui participent à rendre ce spectacle « féérique du début à la fin », comme le dit la bloggeuse Lady Thumper… Comme une étincelle qui a « le pouvoir de remplir nos cœurs d’espoir » …


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