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Les jeux vidéo sont faits

Ecrit par le 4 février 2020

Retour sur trente ans de présence dans les jeux vidéo, dans un secteur florissant où le géant du divertissement s’est finalement révélé trop fragile

Premiers pas timides

L’apparition de Disney dans les jeux vidéo est très tardive. En 1982, le film Tron a droit à son adaptation en jeu d’action sur console Intellivision (Mattel) : Tron : Deadly Discs. Un an plus tard, sur Atari 2600, la partie musicale de Fantasia avec Mickey est déclinée en jeu de plates-formes : Sorcerer’s Apprentice. Malheureusement, le krach du jeu vidéo de 1983 entraine la faillite de plusieurs entreprises du secteur. Il faudra attendre la fin des années 80 pour que Disney revienne en signant un partenariat avec Capcom. Le géant occidental y voit un moyen de mettre un pied dans un secteur en pleine expansion alors que l’éditeur japonais y voit une opportunité de séduire le public occidental. Se montrant prudents, ils choisissent d’adapter les héros de séries télévisées plutôt que d’« abimer » les icones.

jeux vidéo Disney

En septembre 1989 sort sur NES et Game Boy le jeu Duck Tales, surfant sur le succès de La Bande à Picsou. L’été suivant, sortent l’excellent Chip’n Dale : Rescue Rangers (Tic et Tac, Rangers du Risque) et Adventures in the Magic Kingdom (compilation de mini-jeux à la gloire des parcs d’attractions). En 1990, le vent tourne pour Capcom puisqu’un concurrent s’apprête à signer un partenariat parallèle avec Disney…

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Disney : c’est plus fort que toi…

Cet éditeur n’est autre que SEGA, en quête de mascotte pour rivaliser avec le plombier italien Mario de Nintendo en attendant la naissance de leur hérisson Sonic.  Ce deal permet de porter une ribambelle de héros sur la Méga Drive comme Mickey dans Castle of Illusion en 1990, Donald dans QuackShot en 1991, et enfin les deux réunis dans World of Illusion l’année suivante. Capcom continue à s’appuyer sur les séries télé du moment. Comme le confirment TaleSpin (Super Baloo) et Darwing Duck (Myster Mask). A la rentrée 1992, Capcom frappe un grand coup avec son Magical Quest. Dans lequel Mickey se transforme en pompier, alpiniste et magicien. Mais ce n’est rien face au projet suivant …

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Du grand écran à la petite manette

Fêtes de fin d’année 1993 : le dernier film d’animation sorti au cinéma se doit d’être transposé en jeu vidéo. L’heureux élu sera Aladdin. La version Super Nintendo sera confiée à Capcom. Alors que SEGA confie celle sur Mega Drive à Virgin Interactive, notamment à un jeune développeur nommé David Perry.

Bien que la version sortie sur Nintendo soit de grande qualité, celle sur la Mega Drive est un bijou qui donne la sensation de jouer à un dessin animé. Il est, encore aujourd’hui, l’un des meilleurs jeux de la génération des consoles 16-bits. Disney décide d’enchainer avec une adaptation du Livre de la Jungle en 1994. Mais celui-ci passera totalement inaperçu, la faute surtout au départ de David Perry du studio Virgin. C’est cette année-là que sort Mickey Mania, par l’éditeur Traveller’s Tales (très connu actuellement pour ses jeux Lego) pour les 65 ans de Mickey.

Sort également Le Roi Lion, nouveau succès créé par Virgin Interactive, même si certains niveaux du jeu ne correspondent pas à la réalité du film, vu l’absence d’accord avec la production du film. Une suite d’Aladdin sera imaginée, mais l’idée sera avortée, faute d’accord financier avec Disney.

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Certains jeux seront sortis à la hâte comme Hercule, Tarzan ou Atlantide, l’Empire perdu. Jeux vidéo totalement oubliés de nos jours. Le partenariat s’achève en 1995 avec l’adaptation de Pinocchio.
Au total, dans la première moitié des années 90, Mickey aura tenu la vedette de 14 jeux de plates-formes contre 10 pour Sonic et 6 pour Mario.

Et pourtant…

En décembre 1994, un studio de développement de jeux video voit le jour : Disney Interactive Studio. Mais le succès n’est pas au rendez-vous pour le jeune éditeur qui se casse la figure face à la nouvelle génération de consoles chez Playstation et Saturn. En avril 1997, la firme licencie 90 employés et délègue ses licences vers d’autres éditeurs comme, par exemple : Mickey’s Speedway USA en 2000, édité par Rare ; le jeu d’aventure dérivé du Monde de Nemo en 2003 par THQ et surtout la franchise action-RPG Kingdom Hearts, crossover des univers Disney et Final Fantasy à partir de 2002 par Square Enix.
En 2007, face au succès de la Nintendo Wii, Disney revient avec la création de Disney Interactive Media. En 2010 sort Epic Mickey (créé par Warren Spector, le papa de Deus Ex), jeu offrant un nouveau rôle à la souris et un hommage au studio Disney. Malheureusement, la suite, deux ans plus tard, passe inaperçue. Sortent aussi deux remakes réussis des succès DuckTales et Castle of Illusion.
En 2013, la mode du «jouet-vidéo » arrive et la franchise Disney Infinity, qui exploite une foule de figurines à l’effigie des personnages classiques et des univers Marvel et Star Wars, fait carton plein.
Malheureusement, le déclin est ensuite inévitable, jusquen mai 2016 où il est décidé de confier l’exploitation des différentes licences à des éditeurs tiers, comme Star Wars confié à Electronic Arts.

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